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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 22:11

Wang_Leyou

L’ambassadeur de la République populaire de Chine aux Comores a donné hier, jeudi 9 janvier à la représentation diplomatique à Moroni, un point de presse pour exprimer la position du gouvernement chinois suite à la visite du chef du gouvernement japonais au Sanctuaire Yasukuni.

Wang Leyou a, tout d’abord, saisi l’occasion de ce début d’année pour adresser ses meilleurs vœux de la nouvelle année à l’ensemble de la presse comorienne et se féliciter de la bonne coopération de ses services avec les médias locaux, notamment. Il a aussi formulé des vœux de réussite et de succès pour 2014.

Le diplomate chinois a rappelé que le Premier ministre japonais a visité, le 26 décembre dernier, le Sanctuaire de Yasukuni où sont honorés des criminels de guerre “de classe A” de la Seconde guerre mondiale. Wang Leyou a déclaré que Shizo Abe a fait fi de la ferme opposition de la Chine en allant ostensiblement s’y recueillir. “Cette visite a lancé un défi flagrant aux peuples victimes de l’agression militariste japonaise, aux acquis de la Seconde guerre mondiale et à l’ordre international d’après-guerre”, a dit l’ambassadeur.

Pour ce dernier, l’acte de Shinzo Abe conduirait le Japon, dans “une direction très dangereuse et porte une grave atteinte à la paix et à la stabilité dans la région”. A cet effet, le diplomate dit qu’il est tout à fait naturel que “ses voisins asiatiques et la communauté internationale s’y opposent vivement et le condamnent énergiquement”.

Selon les autorités chinoises, par la voix de l’ambassadeur Wang, le Sanctuaire Yasukuni est un outil spirituel utilisé par les japonais pendant la Seconde guerre mondiale et demeure un «symbole de l’agression et de la colonisation japonaise». «En effectuant une visite au Sanctuaire en tant que Premier ministre du Japon, Shinzo Abe cherche à glorifier les criminels de la guerre d’agression», a souligné le diplomate chinois. Il a dit, en outre, que le Japon montre ainsi son “incapacité de voir et de traiter correctement son passé d’agression même 70 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale et constitue une tentative de renverser le verdict de la justice internationale sur le militarisme japonais et de défier les résultats de la Seconde guerre mondiale et l’ordre international de l’après-guerre”.

Tout en insistant que seule une vision juste de l’histoire permet de construire l’avenir, l’ambassadeur a rappelé que “la guerre d’agression menée par les militaristes japonais contre la Chine a infligé des souffrances indicibles au peuple chinois et les envahisseurs japonais ont commis sur le territoire chinois des atrocités monstrueuses telles que le massacre de Nanjing, faisant 350 millions de morts et de blessés et causant 600 milliards de dollars américains de pertes directes et indirectes”.

Cependant, fidèle aux principes de paix qui guident la politique extérieure de la République populaire de Chine, le diplomate a fait entendre que le Japon est un pays voisin de la Chine et que celle-ci souhaite développer des relations d’amitié et de bon voisinage normales avec le peuple japonais. “En 1972, au moment de la normalisation des relations diplomatiques sino-japonaises, les dirigeants chinois ont pris la décision importante de renoncer aux préparations de guerre et cela parce qu’à notre avis, la responsabilité de la guerre d’agression contre la Chine revient à un petit groupe de militaristes, et non au peuple japonais qui en est aussi victime”, a rappelé en substance Wang Leyou.

Mohamed Soilihi Ahmed

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Published by Actu-Comores - dans ACTUALITÉ COMORIENNE
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